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jeudi 10 octobre 2013

Lady Lilth

Lilith est la belle fille du roi Henry, et pour son anniversaire, le roi a préparé une fête. Ce soir là Lilith est très heureuse parce qu’elle célèbre aujourd'hui ses 26 ans.

Tout le monde est arrivé sauf son bien aimé. Une atmosphère de bonheur et de gaieté règne dans le palais royal. Mais la jeune femme, elle, attend déjà depuis une heure l’élu de son coeur désirant le rencontrer. La soirée suit son cours avec son cortège de festivités. Mais Lilith est indifférente car elle a perdu tout espoir de voir arriver le seul dont la présence puisse faire sa joie ; la tristesse et la peine remplissent son cœur blessé. Alors elle cherche la consolation dans la chaleur du vin et l’ivresse l’envahit.

La fête est finie. Après  l’animation de la fête, un silence s’est installé dans la salle de bal du palais, comme si tout était mort. Mais Lilith tout à fait ivre ne s'en soucie pas du tout. Dans sa longue robe soyeuse, ses longs cheveux blonds tombant sur ses épaules, sa peau si blanche, elle est toujours très belle.

 Dans sa chambre, elle se change. Elle peigne ses beaux longs cheveux et se prépare pour le sommeil et l’oubli de la nuit.

Alors qu’elle dort déjà, un homme est entré dans sa chambre. Il se penche doucement vers elle et la réveille. Elle reconnaît son bien aimé. Tous deux se regardent fixement pendant un instant qui paraît interminable, et soudain un afflux de bonheur et d'amour entrent en eux. Il lui demande de lui pardonner pour avoir manqué la fête. Lilith au comble du bonheur, ne sait plus si elle rêve encore ou si elle est réellement éveillée. Elle accepte ses excuses avec heureuse qu’il soit finalement à ses côtés pour sa nuit d’anniversaire !

Lady Lilith tableau de Dante Gabriel Rossetti en 1866–68
Par Arnav Saralmode

Un coin d’appartement

Un coin d’appartement
-Claude Monet

Ce dimanche là, la journée avait été magnifique. J’avais pu profiter de mon jour de repos et le soleil brillait encore d’un orange vif sur les hauts arbres de l’allée qui conduisait à ma demeure. En cette fin d’après-midi d’été, je sentais souffler une douce brise tandis que je rentrais chez moi, fatigué par une longue marche.
Du seuil de ma maison, derrière les grandes plantes disposées de part et d’autre de la vaste entrée, je distinguai dans la pénombre un enfant blond qui se tenait là, debout, et me regardait innocemment, la tête légèrement inclinée vers la droite sur son large col blanc.

Derrière lui, au milieu du vestibule le somptueux lustre composé de bougies et d’une lampe en verre bleuté était encore éteint. Suspendu au dessus d’une table ronde, il laissait la pièce dans la pénombre. Assise à gauche de la table, une belle jeune femme me souriait dans la pénombre et regardait l'enfant. Cette femme était ma femme Julia et ce jeune homme était mon fils Jean.

 Ce jour là Jean était triste. Dans son cœur, il y avait quelque chose qui l’accablait. Avec beaucoup de courage il me demanda :

-         Pourquoi devez-vous chaque jour vous rendre au bureau Papa ? 
-         Parce que nous avons besoin d’argent pour vivre. Pour t’envoyer à l’école, pour la nourriture et d’autres choses aussi. Tu comprends maintenant mon petit ? tentai-je de lui expliquer.

Jean répondit tristement :

-         Oui mais je regrette que vous ne soyez pas à la maison plus souvent. De cette façon nous pourrions passer plus de temps ensemble et nous amuser.

J’étais touché par ses paroles et sentais mon coeur peiné parce que je manquais des parties importantes de sa vie. Je lui répondis avec le plus de tendresse possible :

-         Oui moi aussi je veux la même chose, mais je ne peux pas faire autrement. Mais maintenant on peut jouer non ? Veux-tu jouer maintenant ?

 Jean soudain très heureux suggéra qu’on joue au  Baseball. J’acceptai avec joie et nous nous rendîmes au  jardin profiter des rayons de cette douce fin d’après-midi et jouer à notre jeu favori.

Ma journée se terminait bien, j’aimais passer du temps avec mon fils et m'amuser avec lui. Il m’apprenait à prendre conscience de la valeur du temps.

C’était une journée magnifique.

 Saral Ishaan
2nde Scientifique 

lundi 7 octobre 2013

PROMENADE AU CHAMP DE COQUELICOTS

« Les coquelicots ont longtemps été utilisés comme un symbole de la paix et la mort :
Mort à cause de la couleur rouge sang »


     Dans un coin ensoleillé du champ, une fraîche brise soufflait calmement. Le champ tout entier semblait arrosé de sang tant les coquelicots l'avaient envahi.

     Au milieu de ce champ, on voyait la silhouette de Mme. Gilbert qui se distinguait comme une tâche noire. Elle était grande, brune, ses magnifiques cheveux noirs tombant en tresses sur ses épaules. Et dans cette plaine rouge recouverte de ces flamboyantes fleurs sauvages, derrière elle, apparaissait une forme beaucoup plus petite. Celle-ci se levait lentement, surgissant au milieu des fleurs comme d'un bouquet.
C'était Jean, le fils de Mme. Gilbert.Le visage illuminé d'un sourire rayonnant comme un lever de soleil, il saluait sa maman avec respect.

    Laissant glisser les pétales des fleurs sous leurs doigts, mère et fils avançaient lentement, prenant soin à chacun de leurs pas de n'en flétrir aucune, admirant la beauté de la nature. Tous deux se promenaient calmement sous le soleil, d'un même pas. Ils sentaient sur leur peau le souffle frais qui caressait délicatement leur jambes.

     Dans le cœur de Jean un trouble soudain surgit, jusqu'à le remplir de cette effroyable question qu'il n'avait jamais osé poser à sa mère. Il ne pensait plus maintenant qu'à cela, à cette terrible et brutale disparition de son père. Envahi par l'émotion de cette inquiétude grandissante, il se tourna vers la jeune femme et lui demanda:

« Maman, où est papa?»

   Mme. Gilbert s'immobilisa. La respiration coupée, elle se tourna vers le jeune garçon. Tout son corps tremblait, elle était si émue qu'il évoquât pour la première fois son mari disparu.

«Ah bien...», murmura-t-elle sans pouvoir articuler une réponse. C'était dur pour elle de dire la vérité.

« Je peux le voir, maman? » demanda Jean avec curiosité.

« Il est ici, avec nous. Il veille sur nous, son amour est toujours avec nous.», répondit tendrement Mme Gilbert accompagnant ses paroles d'un geste large vers le champ de coquelicots qui les entourait.

« Mon cher Jean, vois-tu les charmantes fleures rouges ici? C'est papa, il est avec nous comme une flamme rouge qui ne s'éteindra jamais, toujours là dans nos cœurs.» En prononçant ces mots une larme coulait sur sa joue.

     Alors l'enfant cueillit délicatement deux coquelicots et les mit sur son cœur pour se souvenir de son père. Sur le chemin du retour il pensait à son papa. Chez lui il mit les fleurs devant la photo de son père.

     Cependant, le lendemain, lorsqu'il découvrit les fleurs flétries, fanées, des sanglots l'envahirent. C'était comme si ces fleurs éphémères lui disaient la vérité sur son père, qu'il était mort comme elles, et qu'il ne le reverrait jamais.

Les Coquelicots (1873) --- CLAUDE MONET

                                                                                                               










        - Bhuvan


Exercice de Style : écrit réaliste sur un tableau impressionniste

Ce beau dimanche de printemps, le soir tombait mais la Seine était encore claire comme le jour, parcourue de bateaux doucement poussés par le vent dans leurs voiles. L’endroit était paisible et l’ensemble composait un beau tableau. La totalité des berges était occupée par des espaces verts. Et là, au milieu de ces jardins, debout face au fleuve, une dame vêtue élégamment se tenait debout, un jeune enfant à ses côtés ; le regard tourné vers les bateaux, elle semblait attendre...
 Sur les berges de la Seine (1874), Édouard  Manet (1832-1883)

 
L’enfant demanda :



- Pourquoi on attend ici tous les soirs ? 



- C’est là que j’ai vu ton père pour la dernière fois, répondit-elle.



- Où est-il maintenant ? continuait Paul avec curiosité.


- C’est un soldat de la Marine. Il est parti vers des terres lointaines pour combattre…Il y a déjà bien longtemps, répondit la mère tristement.

Cette berge était l’endroit où Juliette avait vu son mari Jean pour la dernière fois, embarquer pour partir vers le front. Cela faisait à présent six ans que la guerre était finie. Six ans que Juliette attendait en vain…

Paul lui demanda alors :

-  Quand reviendra-t-il ?

- Malheureusement, personne ne le sait, répondit-elle un sanglot dans la voix.

Deux heures s’étaient écoulées, mère et fils étaient fatigués. Ils prirent le chemin du retour pour rentrer chez eux en ville.



            Le jour suivant, le soleil se levait à peine quand l’oncle de Paul se présenta chez eux. Il occupait un poste important à l’armée.  A peine la jeune femme s’avançait à sa rencontre qu’elle comprit à son sourire qu’il apportait une nouvelle inespérée.
- On a retrouvé Jean, s’écria-t-il serrant dans ses bras son jeune neveu Paul accouru au son de sa voix. Il a été identifié dans un hôpital militaire où il était resté tout ce temps là. Il avait perdu la mémoire !

-Saravanabavan Karthikeyan
2nde Sceintifique

 

Le scintillement de la Seine

Exercice de style : écrit réaliste sur un tableau impressionniste.
Camille Pissaro(1830-1903)
Quai de la Bourse à Rouen, soleil, 1898, huile sur toile (Collection Linda Gale Sampson, Musée des Beaux-arts, Rouen)

Le scintillement de la Seine

Le soir tombait. Le soleil s’en allait derrière les nuages. Stéphane et moi étions venus à Rouen pour le mariage de mon ami. Son mariage avait lieu sur l’autre rive de la Seine. Il nous fallait traverser le fleuve. Stéphane choisit un vieux bateau à vapeur, cabossé sur le côté, et dont le nom était Betty. C’était  justement le nom de sa fiancée !

Au milieu de la traversée, on aperçut un chien qui était en train de se noyer. Mon ami qui était un excellent nageur et très courageux, sauta sans hésiter dans les courants forts de la Seine pour sauver la pauvre bête. Il nagea vers elle, l'attrapa, la jeta sur son dos et atteignit le bateau qui s'approchait de la rive.

Sur le quai, Betty l’attendait. En le voyant avec le chien, elle s’écria, surprise : «Oh! Mon petit…… où étais-tu ?» ;

« Moi ! J’étais à Paris », répondit Stéphane ému de retrouver sa promise. « Pas toi  …je parlais à ma chienne Angèle. » lui répondit alors sèchement Betty. « Je viens de la sauver de la noyade ! », répondit Stéphane encore ruisselant. « Oui c'est vrai, c'est Stéphane qui a été assez courageux pour sauter dans la Seine et sauver votre chien », j’affirmai-je. « Je vous remercie chéri, je suis vraiment désolé de vous avoir si mal parlé, pourrez-vous me pardonner ? », suppliait Betty. « Mais bien sûr ma chéri. », la rassura aussitôt mon ami amoureux.

Le jour suivant, après le mariage, le couple heureux décida de faire une promenade sur les quais de la Seine. Je les accompagnai et le chien aussi.

En marchant, Stéphane demanda à Betty :
-  Qu’est-ce que votre chien faisait dans l'eau ? 
-  Je ne sais pas. Il avait disparu depuis une heure avant que vous n’arriviez…avec lui, répondit-elle.

Alors que nous étions assis sur le quai et contemplions le soleil couchant, on aperçut un intense scintillement doré à la surface de la Seine, à l’ endroit même où nous avions sauvé Angèle la veille de la noyade.

Cette lumière couleur d’or était si vive, que chacun de nous, j’en suis sûr, se mit à rêver qu’il s’agissait de l’emplacement du célèbre trésor de la Seine.


-Kevin Saravanan

Le Départ.


                                  Le Départ

Tableau Impressionniste : « Le Train dans la Neige » de Claude MONET
Il fait gris ce matin là. La neige, partout, comme si un peintre eut enlevé toutes les couleurs de sa toile. Je reste sans bouger sur le quai. Le train est prêt à partir.

Je me souviens très bien encore, de ce jour là. J’avais à peine six ans. Mon frère m’avait amené voir le « spectacle » du départ des trains. J’étais stupéfaite ! Je n’avais jamais vu quelque chose d’aussi incroyable : des boîtes roulantes remplies de gens ! J’observais ces gens comme si je venais d’avoir des yeux. Ces gens qui partaient vers l’indépendance, vers cet autre monde qu’on avait tellement envie de connaître. Désormais, on allait, voir les trains, tous les soirs. Un jour, il me parla de nos parents. Il dit « Eux, ils sont partis. En vacances, chez le seigneur ! Ils ont tellement aimé ce manoir qu’ils ont décidé de ne jamais revenir. » J’étais vraiment bouleversée et je me sentis rejetée. Nous deux, on rêvait, un jour, de prendre ce train et de partir. Partir loin. Partir loin de cet enfer où nous ne connaissions personne qui nous aimât.

Maintenant je suis prête. Il ne nous reste qu'à acheter des billets. Je l’attends, mon frère. Pourtant je sais qu’il ne viendra pas. Aujourd’hui je comprends bien cette histoire, alors incompréhensible. Cette fois-ci je suis seule sur ce quai. Le train s’éloigne. Ce bruit, qui était une fois une symphonie de liberté, n’est plus qu’un bruit. Pour la première fois, je sens ce chagrin, cette mélancolie que donnait l’hiver.

Partout autour de moi, des gens. Les gens qui bavardaient, gloussaient et riaient. Au cœur de cette foule je me sens si seule ! Je regarde les gens dans le train qui criaient « bisous » à leurs proches sur le quai, qui se retenaient de pleurer. Les derniers baisers, les derniers câlins, les derniers mots avant de partir.

Partir, ce mot me glaçait le sang. Il me donne toujours cette peur singulière. Cette peur de rencontrer les gens, de m’attacher à eux, de les aimer, parce que de toute façon, la vérité va me gifler : Leur départ. Ils partiront tous, un jour ou l’autre. Alors, je me suis rappelée que je ne connaissais plus personne dans ce monde. La seule personne qui songeait à moi, avait confiance en moi, m’aimait ! Il est parti. Enfin, lui aussi il aimait le « seigneur » plus que moi. Tout le monde m’a quittée ! Qu'avais-je donc fait de si coupable pour mériter ce terrible abandon ? Ou ce bon dieu, était-il si satanique pour me condamner un tel malheur ?

Tandis que toutes ces questions se bousculaient dans ma tête, j'entendis quelqu'un dire « Bravo ! ». J’essuyais les larmes sur mes joues. J’avais pleuré ! Je m'étais tellement identifiée à mon personnage inspirée par la peinture de Monet que pour quelques minutes je m'étais projetée sur ce quai de gare impressionniste. Assis en face de moi, mon éditeur me sortit de mon histoire, ramena mon esprit dans son bureau, où j'étais venue lui présenter ma dernière nouvelle, en s'exclamant «  Bravo ! J’adore ton historiette ! Elle est vachement bien ! Dis donc, tu veux bien la publier ? Le mardi, rubrique « Littérature », ça te dit ? »


                                                                                                      Sruthi

Derniers feux avant la nuit



Derniers feux avant la nuit


Le soir tombait et aucun souffle d’air ne remuait les branches. Aucun frisson de vent sur la surface unie et claire de la Seine immobile en cette courte journée d’hiver. Et moi je restais là, à l’arrière du bateau, malgré le froid de l’hiver à  contempler le fleuve, en prenant mon goûter sur la magnifique Seine. Les derniers feux du soleil avant la nuit changeaient toute l’atmosphère : une sensation de bonheur et de sérénité régnait.  

Sur la rive, à ma droite, j’apercevais le petit village de Lavacourt baigné de brouillard. Les cloches au loin sonnaient six heures. Le temps semblait suspendu dans ces teintes bleu vert gris pales à peine éclairées par de faibles rayons orangés.

Ce moment là restera gravé dans ma mémoire comme un tableau impressionniste. 
Claude Monet (1860-1926) Soleil couchant sur la seine à Lavacourt effet d’hiver, 1880 huile sur toile 100*150 cm   (Musée du petit- palais Paris)

                                                            K. Karthik ,2nde scientifique


Promenade en canot

Promenade en canot

Auguste Renoir (1841-1919)
Les Canotiers à Chatou (1879, huile sur toile, 100.3 x 81.3)

    Ce printemps là, M. et Mme. Denise avaient décidé de faire une sortie romantique à Chatou, une petite ville située non loin de Paris, au nord de la capitale. Depuis leur mariage ils n’avaient pas eu le temps de s’exprimer leur amour. Malgré leur travail qui les accaparés et les avait séparés, ils avaient décidé de prendre une journée de vacances pour passer du temps ensemble.
    Arrivés à Chatou, ils furent émerveillés par la beauté des lieux. Mme. Denise restait bouche bée devant le bleu vert turquoise du fleuve qui s'étendait devant eux ;« Quelle beauté ! » s’exclama-t-elle.
M. Denise était content de voir sa femme si heureuse comme elle ne l’avait pas été depuis bien longtemps. Au loin, à l'arrière plan de ce paysage aquatique, on distinguait un manoir. Mais éblouis par l’ardente lumière qui se reflétait sur l’eau, les époux l'apercevaient comme un mirage ou un château merveilleux et mystérieux de conte de fées.

   Partis en promenade en barque, ils se laissaient bercés par le clapotis régulier de l'eau. Soudain, l'embarcation heurta brusquement une roche, entraînant Mme Denise par dessus bord.Sans hésitation M. Denise avait ôté sa veste d'un geste vif et plongea dans la rivière pour sauver sa bien-aimée épouse qu'il ramena saine et sauve à la rive dont ils étaient fort heureusement encore proches .

   Ainsi son mari avait sauvé Mme. Denise, et les canotiers qui avaient assisté à la scène depuis la rive et les avaient à sortir de l'eau, leur avaient donné une salve d’applaudissements célébrant l'amour de ces deux époux et le courage du mari !
Par:Sai Luvesh